Mis en cause pour violences sexuelles, le directeur de l’IUT de La Roche-sur-Yon suspendu !

Jalil Lahmar, directeur de l’IUT de La Roche-sur-Yon, vient d’être écarté de ses fonctions par la présidence de l’université de Nantes. Il est soupçonné d’avoir commis des violences sexuelles à l’encontre d’une ancienne doctorante en 2014. Une enquête interne a été ouverte et un signalement a été effectué auprès du Procureur de la République.

C’est une bombe qui vient d’éclater à l’Institut universitaire de Technologie (IUT) de La Roche-sur-Yon… Le directeur de l’établissement, Jalil Lahmar, a été suspendu de ses fonctions mardi 10 mai, pour « des faits présumés de harcèlement ou d’agression sexuelle », selon les mots employés par la présidente de l’université de Nantes (dont dépend l’IUT), Carine Bernault, dans un mail envoyé le jour-même aux équipes de l’IUT, et que Le Sans-Culotte 85 s’est procuré.

Cette sanction court « le temps que l’affaire soit instruite sur le plan disciplinaire », précise-t-elle. C’est Ronald Guillen, précédemment directeur de l’IUT de Saint-Nazaire, qui a été nommé pour assurer l’intérim à la tête du site yonnais.

Une suspension motivée par « le contenu des témoignages » recueillis au cours de la quarantaine d’auditions menées dans le cadre d’une enquête administrative interne, ouverte il y a quelques semaines par la direction générale des services (DGS) de l’université.

Plusieurs faits similaires ?

Le 24 mars dernier en effet, l’université informait par mail les personnels de l’IUT ainsi que les étudiantes et étudiants du département génie biologique, qu’elle avait été alertée de faits « remontant à 2014 et susceptibles d’être qualifiés de harcèlement sexuel ou d’agression sexuelle au sein du laboratoire GEPEA-CBAC ». Selon nos informations, la victime présumée serait une ancienne doctorante, rattachée au labo GEPEA-CBAC (capteurs bactériens pour l’analyse et le contrôle), où Jalil Lahmar exerçait comme professeur.

Dans son premier mail, la direction invitait les destinataires, « victime ou témoin de ces faits », à se manifester. Doit-on comprendre qu’il pourrait y avoir d’autres faits similaires ? L’Université indiquait également qu’un signalement avait été effectué auprès du Procureur de la République, sur la base de l’article 40 du Code de procédure pénale. Aucune plainte n’a été déposée, à notre connaissance.

Nous avons tenté de joindre Jalil Lahmar, sans succès. À ce stade, le directeur, en arrêt maladie depuis le déclenchement de l’enquête interne, est présumé innocent. Nous reviendrons sur le sujet dans les prochains jours ainsi que dans notre prochain numéro, en juin.