Le Sans-Culotte 85 N° 73 (Mars 2014)

UNE73MUNICIPALES 

CASSEROLES ET COUPS TORDUS :

Vite, une ambulance pour la sanglante campagne sablaise !

Décidément, et de loin, c’est aux Sables-d’Olonne que cette campagne pour les Municipales aura été lalus tumultueuse, pour ne pas dire carrément la plus violente parfois ! C’est ainsi qu’une maladressediscutable est transformée en affaire d’Etat (référence au cadeau de Vinci révélé dans notre précédent numéro – lire en encadré), et que le moindre faux-pas peut devenir fatal pour celui qui n’aurait pas compris où il mettait les pieds ! Philippe Guilloux, colistier d’Yves Roucher, également patron des « Ambulances Vendéennes », est l’une des dernières cibles en date.

 

A Saint-Jean-de-Monts, candidat et peut-être bientôt condamné

René Gaborit doublement puni aux Sables-d’Olonne

 
Vairé : une casserole africaine aussi alléchante que creuse !

 

C’est vrai, Michel Chailloux, candidat à la mairie de Vairé et colonel à la retraite, a été condamné pour des délits sexuels lorsqu’il exerçait au sein des forces armées françaises de Djibouti, il y a 13 ans. Mais puisque cette vieille histoire douloureuse est utilisée contre lui, il a accepté de nous raconter cet épisode de sa vie et les circonstances de l’époque. De fait, l’armée finira par lui rendre l’ensemble de ses droits et de ses décorations…

 

DOSSIER : ILS JOUENT DANS LA MEME COUR MAIS N’ONT PAS LES MEMES BILLES !

La refonte des règles du scrutin plombe les enjeux électoraux

 

Plus qu’une simple évolution, c’est une véritable révolution qui marque ce scrutin municipal, qui entend ainsi entrer dans une ère moderne. Notamment par l’instauration obligatoire de listes complètes paritaires dans les communes de plus de 1000 habitants, ce qui concerne… 90 % de la population vendéenne ! D’autres changements auront des incidences sur ce qui jusqu’à présent était l’élection préférée des Français, qui risquent fort de bouder un scrutin dépouillé de certains particularismes attractifs comme le panachage. Se pose également le problème de l’engagement citoyen pour une cause collective dans une fonction de maire jugée de plus en plus difficile et ingrate…

 

Des candidats paient parfois des pros de la com’ pour être têtes de gondole !

 

Phénomène nouveau en Vendée pour ces municipales, l’entrée en piste auprès des candidats de conseillers en communication politique. Spécialistes du marketing, ils sont payés pour s’occuper et valoriser l’image de leurs clients-candidats, mais pas seulement. Disponibles en permanence, leurs missions sont multiples et déclinables selon les besoins des aspirants maires. Rencontre avec deux d’entre eux qui ont bien voulu nous éclairer sur leur métier aussi peu connu du grand public que souvent mal perçu, parfois décrié, voire méprisé…

 

La disponibilité et l’argent, nerfs de la guerre… électorale

 

Du plus petit village aux grandes villes, même en étant économe, « candidater » coûte des sous, de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers. Sachant que l’Etat ne rembourse aucune dépense électorale dans les communes comptant moins de 1.000 âmes, et au mieux 47,5 % des frais engagés dans celles ayant plus de 9.000 habitants, on peut se poser la question de l’égalité démocratique de l’accès au scrutin… Pour mieux comprendre, des candidat(e)s de bourgs, villes petites, moyennes et grandes ont accepté de nous dévoiler combien allait leur coûter leur campagne et comment ils la finançaient.

DEBAT : dans la sitcom de la Saint-Valentin, cinq politiques yonnais promettent « plus belle la vie » !

 

Rien n’est joué et rien n’est fait pour ces Municipales yonnaises, qui laissent planer suspense et incertitude quant à leur résultat final. Preuve en est, pour la première fois France 3 Pays-de-la-Loire s’intéressait de près à ce scrutin, co-organisant avec FBLO et Ouest-France un grand débat en direct le jour de la Saint-Valentin. Une heure d’échanges parfois vigoureux entre les cinq candidats déclarés, qui ont fait de cette Saint-Valentin un événement plus proche d’un massacre à la Al Capone qu’une roucoulade version Roméo et Juliette !

MAIS AUSSI… :

 

Equipé d’un « parachute doré », le nouveau directeur d’Oryon est bien loti !

 

Le bras armé économique de l’agglomération yonnaise, société d’économie mixte associant capitaux publics et privés, vient de nommer un nouveau directeur général en la personne de Sébastien Bonnet. Celui-ci bénéficie d’un contrat en béton prévoyant notamment la perception d’indemnités conséquentes en cas de révocation ou de… démission. Qu’il soit viré ou bien qu’il choisisse de partir, il touchera un très confortable pécule de départ, ce qui ne manque pas de stupéfier des observateurs avisés, consultés par nos soins parce qu’ayant eux-mêmes parfois eu à traiter ce type de contrat.

 

Deux anciens députés et amis de 30 ans s’affrontent au tribunal !

 

Croquignolet, ce lièvre soulevé par nos consœurs de France Bleu Vendée, qui met en lumière un épisode peu glorieux de l’histoire politique départementale : deux anciens députés et amis de vingt ans en décousaient le mois dernier devant le tribunal des prud’hommes yonnais ! L’UMP Joël Sarlot attaquait le MPF Dominique Souchet, qui durant quatre ans avait été son employeur.

 

Un « tape-moi là » entre bons maraichins… petite leçon de ce qu’il ne faut pas faire !

 

Conseil aux futurs élus : ne jamais conclure d’accord à la bonne franquette ! Ce pourrait être la morale de cette histoire, celle d’un habitant de Bouillé-Courdault, Jean-Michel Caquineau. Agriculteur à la retraite, il est propriétaire d’une ancienne carrière dans sa commune, exploitée depuis 14 ans par les collectivités environnantes pour l’enfouissement de leurs déchets. Or, il y a quelques semaines, il faisait paraître un article dans Ouest-France affirmant qu’il avait été floué de 18.000 €, brandissant une convention qui n’aurait donc pas été respectée. Et sans que les élus apportent la moindre explication. Suffisamment curieux pour nous donner envie de creuser cette histoire de carrière…

 

La Ligue de Protection des Oiseaux vole dans les plumes du Département !

 

La délégation vendéenne de la LPO, habituellement discrète, pousse un gros coup de gueule contre le conseil général à propos de l’A 831. Les défenseurs des écosystèmes estiment être en quelque sorte récupérés par le Département, qui les utiliserait comme « caution verte » en qualifiant d’exemplaire du point de vue environnemental le projet autoroutier. Pour la LPO, qui a réalisé une étude complète, cela ne revient pas à dire qu’elle valide une autoroute qui à ses yeux constitue toujours une hérésie écologique ! Chaque partie piaille et sort les griffes.

Le film sur l’histoire de « la maison de Fred » sera tourné avec Gérard Jugnot

La « goutte d’heaunneur » attribuée à Beauvoir

Thiré : une histoire à pisser de rire !

Ainsi que toutes nos rubriques habituelles…

 

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