Le Sans Culotte N° 24 (Avril 2009)

UNE24Le port de Brétignolles tombe à l’eau… Qui reste sur le bateau ?

Le projet de port de plaisance à Brétignolles-sur-Mer vient d’être jugé irrecevable par la préfecture, annulant par là-même l’enquête publique programmée cet été. Le maire, Christophe Chabot, s’est bien gardé de répandre la nouvelle, lui qui d’ordinaire est le «roi de la com’» ! Une stratégie de communication qui a toujours été inhérente au projet, mais que cette décision pourrait bien ébranler. En 2008, des deals politiques lui ont valu un soutien inattendu de la part du conseil général. Le projet ainsi repoussé, le pacte pourrait ne plus tenir très longtemps… Il y a fort à parier que le maire, en plus d’avoir à expliquer que son port tombe à l’eau, doive justifier un nouveau retour de veste de son «ami» le Vicomte.

Ondes négatives sur les radios libres !

Le 8 janvier 2008, à la grande surprise de tous, notre président jetait une grosse pierre dans la mare audiovisuelle en annonçant la fin de la publicité sur les chaînes et radios du service public. Depuis, on recense à peu près toutes les conséquences, positives ou négatives, d’une telle annonce. Mais on évoque rarement les dommages collatéraux sur les radios associatives pourtant directement financées par cette publicité. Si l’on doit se soucier de garantir le même niveau de ressources aux médias publics, il en va de même pour les radios indépendantes, garantes de la diversité des ondes. Une pluralité d’autant plus menacée que l’arrivée de la Radio numérique terrestre (RNT), prévue à l’horizon 2012, pourrait signer l’arrêt de mort de nombre d’entre elles. On doit s’attendre à une profonde transformation du paysage radiophonique français… Mais doit-on craindre qu’elle s’opère sans ces héritières de la libération des ondes que sont les radios libres ? C’est la question que nous avons posée aux radios associatives de Vendée.

Ces profs qui désobéissent…

L’école a toujours connu des grèves, des mouvements de grogne et d’opposition. Avec les «désobéisseurs», il s’agit d’autre chose… Ce mouvement de résistance s’inscrit davantage dans celui que l’on appelle «désobéissance civile» et qui consiste à désobéir en conscience à une loi jugée «illégitime». La Vendée a été l’un des fers de lance de ce mouvement, parti notamment de Montaigu. Et les enseignants indisciplinés restent très mobilisés. Mais -il n’y a pas mieux placés qu’eux pour le savoir- quand on désobéit, c’est avec le risque d’être puni…

Espaces verts : les handicapés font-ils de l’ombre ?

Les professionnels des espaces verts voient rouge ! Depuis quelque temps, la législation est venue nuire aux rapports, d’ordinaire cordiaux, qu’ils entretiennent avec les ESAT et autres structures d’insertion pour handicapés. Certaines d’entre elles grignotent du terrain sur des marchés de plus en plus conséquents. Le phénomène, même s’il est plus flagrant dans les départements voisins, n’épargne pas la Vendée où des entrepreneurs dénoncent ce qu’ils estiment être de la concurrence déloyale. Une concurrence déjà rude dansle secteur privé mais qui, désormais, s’installe aussi sur le marché public. Pour certains, c’en est trop !

Qui m’aime me suive…

Outre celui des enseignants «désobéisseurs», nombreux sont les collectifs à s’être créés en Vendée ces derniers mois. Des associations diverses et variées, de professionnels ou de citoyens, qui sont le signe probant de l’aspiration actuelle à se réunir, à débattre, à se serrer les coudes. C’est bien connu, plus on est de fous, plus on rit…. Petit échantillon éclectique, mais non exhaustif, loin s’en faut.

Et le bonus, en dernière page :

Déco’nade : la “tapisserire” du mois

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