| Vos questions, nos réponses |
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| Écrit par Administrator |
| Mercredi, 13 Août 2008 08:36 |
Vous voulez tout savoir… bande de curieux !!Le Sans-Culotte 85 est né il y a plus de trois ans. Mais la plupart des Vendéens nous découvrent depuis seulement trois mois ! Et pour cause, nous sommes passés de 40 à plus de 400 points de vente sur la Vendée. Seulement, du coup, il ne se passe pas une semaine sans que de nouveaux lecteurs nous appellent pour nous questionner : Et vous êtes qui ? Et vous roulez pour qui ? Bref… toutes les questions auxquelles on avait déjà largement répondu au moment de la création du journal en janvier 2007. C’est compréhensible, et cela nous a décidé à répondre ouvertement, dans nos colonnes, aux questions les plus fréquemment posées. D’autant que certaines d’entre elles nous font penser que vous êtes nombreux à nous lire sans vous douter de la petite équipe, des petits moyens et de l’aventure qui se cachent derrière le papier… Voici donc les réponses aux questions les plus courantes.
Parce que jusqu’en févier dernier, nous distribuions le journal nous-mêmes dans les kiosques (eh oui !), si bien que nous n’étions présents que dans une 40e de points de vente sur toute la Vendée. C’est peu et nous étions pourtant arrivés au summum de nos capacités. Nous n’étions que 3-4 à effectuer cette distribution et c’était devenu intenable… Un peu partout, les maisons de presse nous réclamaient sans que nous soyons en mesure de pouvoir les livrer. En 3 ans, le journal s’est fait connaître, par le bouche à oreille, les médias (France Inter, Libé, Le Monde Diplo, Internet, nos interventions mensuelles sur France Bleue, etc). De plus en plus, les gens l’ont cherché… souvent sans le trouver ! Bref, on a finalement - et malgré nous - créé un manque. Alors, avec nos petits moyens ridicules, et nos méthodes totalement artisanales, nous avons décidé de franchir le pas et de faire appel au routage pour assurer la distribution du journal dans tous les kiosques de Vendée. Et si ça a été possible au bout de 3 ans, c’est justement parce que jusque là, nous assurions tout nous-mêmes (excepté l’impression… n’exagérons rien !!).
Ça, c’est un peu plus long à expliquer !! Mais en gros, quand nous sommes sortis de l’Ecole de journalisme de Lille en 2002, on faisait déjà partie de ceux dont on disait qu’ils auraient du mal à se fondre dans le moule… Là-dessus, ils ne s’étaient pas trompés !!
La Vendée était parfaite ! Un territoire avec une forte identité, et un fort ancrage local, idéal pour venir y mettre les pieds… dans le plat ! Par ailleurs, nous sommes arrivés pile au moment où toute la presse locale était concentrée entre les seules mains du groupe Ouest-France, et on sait que la presse indépendante surgit le plus souvent sur fond de monopole.
Ces questions/réponses sont extraites du Sans-Culotte 85 n°37, été 2010 (pages 20 & 21)...
Au départ, il a été lancé grâce à un système de souscriptions, l’argent récolté ayant permis de sortir le numéro zéro et de recueillir les premiers abonnements… Depuis, le journal vit exclusivement de ses ventes (au numéro et par abonnement), ainsi que du soutien apporté par les lecteurs. Cela ne vous aura pas échappé je présume : nous n’avons aucun partenariat financier ni publicité, seule ressource viable pour un journal nous avait-on enseigné… Cela a été un défi supplémentaire au départ : tant que le journal peut vivre sans publicité, on fera sans. Et si un jour, cela devait être une question de survie, autant dire que cela se ferait de manière hyper cadrée, sur la base d’une charte stricte garantissant notre totale indépendance, et aussi dans l’état d’esprit qui est le nôtre… On n’en est pas encore là. L’absence de publicité, c’est un peu devenu une marque de fabrique. Et c’est tant mieux. Mais ce n’est pas quelque chose que nous devons forcément exclure… Seul l’avenir nous le dira.
Ça, c’est la question qu’on préfère !! C’est très significatif de l’esprit manichéen qui peut parfois régner en Vendée. Généralement, on répond : ben, si vous nous posez la question, c’est que vous avez déjà la réponse !! Car ce n’est ni l’un ni l’autre. Nous ne sommes pas là pour défendre ou abattre qui que ce soit. Cela fait trois ans que l’on bataille pour faire comprendre que Le sans-Culotte 85 est un journal d’information et en aucun cas un journal militant, ou alors militant de l’information, si vous voulez. On peut prendre le parti de se moquer de quelque chose, et on ne s’en prive pas. Mais on va avoir tendance à aller gratter là où il ne faut pas, que ce soit à gauche, à droite, au centre, en haut, en bas, à l’envers ou à l’endroit, c’est du pareil au même ! Bien-sûr que la droite est sur-représentée dans nos colonnes, puisqu’elle l’est dans le département ! Si Le Sans-Culotte 85 était né dans un département dirigé par la gauche, cela aurait été l’inverse… et nous n’aurions pas manqué de matière pour autant, croyez-le ! L’omniprésence de Philippe de Villiers dans le département, et l’actualité étant ce qu’elle est, fait que, oui bien-sûr, on parle souvent de lui. Ce numéro en est d’ailleurs la parfaite illustration ! Mais au moment des Régionales, on a surtout parlé de Jacques Auxiette… D’ailleurs, si vous consultez les numéros de l’époque, vous verrez que c’était surtout le PS et les Verts qui n’appréciaient guère nos écrits… Tout cela pour dire que nous n’avons pas de parti pris, si ce n’est de rire et de vous dire tout ce que vous ne devez pas savoir !
On nous pose systématiquement cette question. Eh bien, non, nous n’avons jamais ressenti la moindre pression quelle qu’elle soit. On a toujours pu faire notre métier normalement (avec un accueil plus ou moins chaleureux, certes !) mais sans obstacle apparent. Cela a toujours eu l’air d’étonner les gens… Espérons que cela dure !
Cela a été un choix de la rédaction dès le départ. Ensuite, les journalistes ont été si peu nombreux qu’on n’allait pas s’amuser à signer le même nom en bas de chaque page… voilà pourquoi. Lorsque vous voyez des signatures, ce sont soit des journalistes ayant collaboré à la rédaction du numéro, soit des lecteurs par le biais de rubriques récurrentes (Le P’tit coin bio, De l’eùre qu’ol ét) ou parce qu’il s’agit d’un courrier des lecteurs, tout simplement.
Avoir su devenir populaire, diversifier nos lecteurs, et ne pas rester un journal lu uniquement par le milieu associatif ou militant, ce qui était un peu le cas au départ. Aujourd’hui, nous sommes lus par des gens très différents, de tous les milieux sociaux, et de tout bord politique. Et ça, c’était vraiment important pour nous, parce que c’était le signe qu’on faisait correctement notre boulot, c’est-à-dire être à la fois sérieux et irrévérencieux.
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| Mis à jour ( Mercredi, 11 Août 2010 13:37 ) |




C’est une association (Les Empressés Editions) qui édite le journal. Elle a été créée par trois journalistes dont deux sont toujours à la tête du journal aujourd’hui : Marie Coq, rédactrice en chef, et Guillaume Fonteneau, en tant que collaborateur. Tous les dessinateurs de presse et toutes les participations sont bénévoles. Ceux qui nous connaissent un peu le savent : nous sommes peu, même très peu, à tenir les rênes du canard ou plutôt à le porter à bout de bras !! D’autant qu’il faut tout faire nous-mêmes, de A à Z. C’est un boulot de cinglé ! Mais on est toujours là et on tient bon ! Il faut dire qu’il n’y a pas besoin d’être nombreux pour être bien entouré. On vous invite à regarder l’organigramme du journal, ainsi vous vous rendrez mieux compte de qui forme l’équipe… une toute petite équipe, mais soudée et familiale. Et puis, la bonne nouvelle, toute récente, c’est qu’elle commence - enfin - à s’étoffer avec la participation, ponctuelle, de quelques journalistes extérieurs, l’arrivée de nouveaux dessinateurs et enfin celle d’un nouveau collaborateur, qui va jouer le rôle de «couteau suisse» du journal. En résumé, notre 3e année est celle de la maturité, du développement… C’est un gros coup de poker mais si tout va bien, cela devrait nous permettre d’envisager l’avenir plus sereinement… Et ce ne serait pas un luxe, on vous l’assure !!





































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J. MERLET
et qui arrose....(clin d'oeil...)