Le Sans-Culotte 85 N° 111 (Décembre 2017 – Janvier 2018)

UNE-111La députée du bocage n’est pas élue pour plaire… et elle l’assume !

Notre rédaction se révèle souvent être un baromètre infaillible pour détecter les grognes émergentes… Or, ça commence à grincer sec dans le bocage ! Martine Leguille-Balloy, fraîchement élue députée En Marche, avait prévenu : elle n’est pas du genre à couper du ruban… Seulement, son manque de proximité et d’intérêt pour le local lui vaut des critiques, d’élus comme de ses plus proches : un de ses assistants parlementaires est parti voir ailleurs, son propre suppléant aux élections dit essayer tant bien que mal de faire remonter les sollicitations de maires locaux qui se sentent toisés… Alors qu’ils ravalent leurs susceptibilités, car cette députée au fort caractère l’assume : c’est en restant bosser à Paris qu’elle réglera les problèmes de sa circonscription, et certainement pas en batifolant sur place, encore moins en travaillant sa pose pour la presse locale ! Bref, le discours, et le luxe, d’une femme libérée de tout enjeu électoraliste, puisque n’ayant pas d’autre mandat local à défendre ni (a priori) de carrière politique en vue.

Affaire de « l’ophtalmo voyeur » : identifié, le corbeau sera aussi jugé

Nouvelle révélation dans cette affaire judiciaire hors norme, puisque l’enquête ouverte suite à l’envoi de lettres anonymes et de coups de téléphone aux trois victimes déclarées du toubib sablais, a permis de découvrir l’identité de l’expéditeur… De l’expéditrice plutôt, puisqu’il s’agirait rien moins que de la propre mère du praticien condamné ! Comme son fils, cette Sablaise sera donc à son tour jugée par le tribunal correctionnel, son procès étant fixé au 19 avril prochain. Devant répondre de plusieurs chefs d’inculpation, elle risque gros…
Laïcité : la Vendée toujours (plus) dans le péché… avec l’apparition d’une Vierge à Beaulieu sous La Roche !

Agriculture : le discours est moderne, mais le dogme reste ancien…

Bien mieux informés et éveillés, les citoyens-consommateurs sont désormais plus attentifs à la fois à la qualité des produits qu’ils achètent, mais aussi aux prix des denrées. Bref, ils veulent le beurre, l’argent du beurre et les faveurs de la crémière, si possible ! Exigences prises en compte par la grande distribution, qui demande à l’agroalimentaire de modifier certaines pratiques, secteur qui lui-même répercute ces impératifs sur les producteurs, à leur tour contraints de s’adapter pour subsister. Alors on assiste à une mutation de l’agriculture vendéenne, avant tout terre d’élevage, avec d’un côté des regroupements et concentrations d’exploitations en vue de faire des économies d’échelle, et de l’autre l’émergence forte de petits producteurs locaux, bio ou conventionnels. Avec, parfois, l’apparition de gros projets de poulaillers ou de porcheries qui, mettant les citoyens concernés devant le fait accompli, déclenchent des vagues de protestations ou d’indignations, avec à la clé souvent de sérieuses frictions. Alors si, plutôt que de monter des opérations agro-industrielles en catimini, les éleveurs prenaient auparavant soin de mieux – et honnêtement – communiquer dessus ? Ben quoi, on a le droit de rêver, non ?!

+ A Mallièvre et Treize-Vents, 30.000 poules qui font caqueter

Classement du Gois : un raz-de-marée de récups en tous genres !

Si, bien évidemment, absolument tout le monde s’est félicité publiquement du récent classement du mythique passage du Gois au titre des sites d’intérêt national et patrimonial, il aura quand même fallu 21 ans pour que la démarche aboutisse. Et tous ceux qui aujourd’hui crient victoire – voire s’attribuent bien des mérites dans son obtention – ne devraient pas oublier que c’est l’association environnementale noirmoutrine Vivre l’île 12 sur 12 qui en est à l’origine, et non pas les élus ou autres entités ayant, au contraire par le passé, agi en sous-main pour torpiller le projet, comme ce fut exprimé jadis par une haute fonctionnaire…

Océan-Marais de Monts : Une Ruche peu bourdonnante et une Folie bien sage…

La communauté de communes entend être moderne et dynamique, voire à la pointe de l’innovation, et a lancé pour cela deux structures, qui contiennent plus de vide que de cerveaux fumants ! La pépinière d’entreprises La Ruche, inaugurée au Perrier voilà 5 ans, tient plus du tortillard que du TGV… quel entrepreneur aurait envie d’aller s’enterrer là-bas, aussi ?! A St-Jean-de-Monts, c’est l’espace La Folie, qui, il y a un an, s’est ouvert face à la mer, avec pour objectifs de proposer du coworking et d’accueillir des start-up dans son incubateur. Là-aussi, on ne peut pas dire que le lieu soit submergé d’occupants… Beaucoup d’argent public pour surtout financer de la com’ ? Ce n’est pas l’avis d’André Ricolleau, maire de St-Jean et président de la com’ com’, qui, lui, indique poser des jalons pour l’avenir… Alors, visionnaire ou dilapidateur, le parrain du pays de Monts ?

Du viaduc de Coquilleau, certains continuent de sauter sans élastique…

Du côté de La Châtaigneraie, cette ancienne ligne de chemin de fer désaffectée a été rachetée il y a de cela 20 ans par une société privée, qui y propose une activité de saut à l’élastique. Voilà qui a, semble-t-il, donné des idées puisque le site est désormais plus connu pour son nombre de suicidés que pour autre chose, le dernier en date remontant à septembre, au grand dam de certains habitants, qui réclament carrément la cessation des activités d’Elastic Vendée. Pourtant, depuis le premier cas de suicide en 2001, bien des mesures ont été prises, mais sans effet réellement probant, à part quand même de diminuer le nombre de victimes : des désespérés s’y rendent toujours pour se jeter d’une quarantaine de mètres, et s’écraser au seuil d’une habitation située juste en dessous… Tout le monde se retrouve bien désemparé face à ce phénomène devenu tabou, dans un coin de Vendée qui tente de développer son tourisme, et qui se passerait bien de cet encombrant « Viaduc des suicidés », comme il est surnommé.

Les Insoumis yonnais en marche vers les Municipales !

Ce n’est pas parce qu’ils sont discrets qu’ils ont disparu, les Insoumis vendéens : actuellement ils œuvrent par petits groupes dits d’appui à mailler le département. Comptant bien surfer sur quelques beaux scores enregistrés dans notre département, certains préparent déjà activement leur projet municipal en vue de présenter des listes se voulant de large rassemblement. C’est le cas, par exemple, à La Roche-sur-Yon, où on met en œuvre les préceptes de la méthode Alinsky pour reconquérir politiquement les citoyens en colère…

Deux écoles de tourisme aux Sables-d’Olonne : match entre un yacht et une barcasse !

Alors que la Ville, soucieuse dès 2014 d’installer un pôle universitaire, s’était dans un premier temps maquée avec les Etablières en versant une dot conséquente, elle a voulu larguer son premier amour pour se jeter dans les bras d’un nouveau venu au profil bien plus séduisant : l’ESTHUA de l’université d’Angers. Mais la procédure de divorce est houleuse, et en attendant la Ville crache au bassinet, se retrouvant à subventionner deux écoles d’enseignement supérieur œuvrant dans le même domaine… Enfin pas tout à fait quand même, puisque la délaissée Sup’Tourisme (privée hors contrat) délivre des diplômes en « carton », alors que celle bien en cour certifie, elle, ses étudiants avec des vrais licences et masters reconnus par l’Education nationale… Une Rolls face à une voiturette : cela pourrait être cocasse si la plaisanterie ne se chiffrait pas, au final, en centaines de milliers d’euros…

Décidément maudit, le centre Beautour de la biodiversité…

Dans notre précédent numéro, nous annoncions que le site yonnais serait abandonné par la Région, qui entend refiler le bébé à l’Agglo yonnaise, la Ville étant déjà copropriétaire et co-gérante. Une énième avanie pour le legs du célèbre naturaliste Georges Durand, dont l’héritage, déjà confié une première fois au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, avait été trahi dans ses objectifs ? A croire que, vraiment, un mauvais sortilège a été jeté sur le patrimoine et les collections remarquables de l’ancien maire du Bourg-sous-la-Roche et conseiller général Durand…

MAIS AUSSI DANS CE NUMÉRO…

De plus en plus Macron compatible, le maire yonnais…

O’Gliss Park : Mickaël Thibaud renvoyé devant les juges

Conflit d’intérêts : un adjoint sablais bientôt cité à comparaître devant le tribunal

Les élus départementaux s’achètent une place au paradis…

Quand Buisson compare Oradour aux Lucs-sur-Boulogne…

Photocaf’tons : le courtier, son client et un tube de vaseline…

 

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