Le Sans-Culotte 85 N° 108 (Septembre 2017)

UNE-108Sport et subventions : la moralisation de la vie sportive est en marche

Sans les aides financières, matérielles et logistiques des collectivités locales, le système sportif français ne serait pas celui qu’il est aujourd’hui. Sauf que depuis quelques années, les coûts augmentent à mesure que les dotations et les finances se tarissent, ce qui commence à coincer aux entournures. En clair, passé un certain seuil de niveau sportif (national), les dépenses croissent si vite que les communes n’arrivent plus à suivre, et surtout ne le veulent plus. Si, jusqu’à il y a peu de temps, il était hors de question de toucher au sacro-saint domaine sportif (les pratiquants sont aussi des électeurs, et ils sont nombreux…), ce n’est plus le cas aujourd’hui ; les élus freinent l’escalade, rationalisent leur participation, dans un nouveau système émergeant qui se veut plus équitable, vertueux et juste entre disciplines. Ils doivent aussi effectuer des choix en matière de politique sportive, et les expliciter. Une mini-révolution illustrée au travers des nouvelles pratiques en cours dans les villes de La Roche-sur-Yon, Challans, les Sables-d’Olonne, Luçon, mais aussi au sein du conseil départemental. Désormais, ce ne sont plus les copains des élus ou ceux qui ont la plus grande goule qui sont les mieux servis en subventions, mais les plus méritants et entreprenants !

Un gamin dit « salut mec ! » au 1er adjoint de Nalliers : on propose la peine capitale !

Autant le prendre avec humour tant l’histoire vire à l’absurde… Concrètement, un môme de 8 ans s’est fait gifler par le premier adjoint de la commune, puis se retrouve exclu des TAP à la rentrée, sans compter qu’il a dû témoigner devant les gendarmes et peut-être même un jour devant le tribunal, tout ça, au départ, pour avoir adressé un insolent… « Salut mec » à l’élu ! Réellement hallucinant… Pour sûr, le gosse aura retenu la leçon : on ne manque pas de respect aux adultes ! Quand bien même leur ego leur ferait perdre tout bon sens… Conséquence en cette rentrée : c’est tout le village de Nalliers qui pourrait bien prendre une grosse claque !

La Roche : quand les défunts de l’hôpital Mazurelle refont surface…

Depuis deux ans, étonnamment, l’hôpital psychiatrique yonnais est de plus en plus sollicité par des familles à la recherche de proches inhumés dans son ancien cimetière (implanté sur le site alors appelé La Grimaudière). En effet, jusqu’en 1962, des hommes, des femmes et des enfants internés dans l’établissement ont été enterrés sur place à leur décès. Là où reposent les défunts, il pousse aujourd’hui des légumes, entre lesquels d’aucuns cherchent en vain un signe de commémoration… aussi bien à titre personnel qu’historique. Alors la direction de l’hôpital se voit bien obligée d’entamer une réflexion à ce sujet, d’ores et déjà inscrit à l’ordre du jour de la rentrée.

Grosse descente des autorités à O’Gliss Park : la douche froide !

Loin de nous l’idée de procéder à un quelconque acharnement sur le site O’Gliss Park, deuxième plus grosse structure française en matière de loisirs nautiques, mais l’actualité nous contraint de rapporter ce qu’il s’y est passé, durant l’été, à savoir une impressionnante opération de contrôle menée conjointement par différentes autorités administratives et judiciaires… Une descente en règle, quoi !

De l’ancien et du neuf dans les staffs des nouveaux députés !

Tout est allé très vite, pour les cinq nouveaux députés vendéens, plus que rapidement mis dans le bain dès leur élection actée. Il leur fallait pour certains quitter le job qu’ils exerçaient, tout en constituant leur équipe d’attachés parlementaires, et aussi trouver un local de permanence, en même temps qu’ils participaient aux lourds travaux en commission et dans l’hémicycle… Changement radical de braquet personnel et professionnel !

Un conflit ubuesque entre une TPE yonnaise et l’URSSAF vire à l’aigre…

Durant des mois, une embrouille administrative a pourri l’existence des dirigeants de la société STI, l’affaire prenant des proportions démesurées au regard de la maigre somme concernée. La machine s’est implacablement emballée, via l’enclenchement de procédures automatiques ; les huissiers ont alors été saisis et le compte en banque de l’entreprise gelé, l’empêchant d’honorer les factures de ses fournisseurs et de payer les salaires de ses employés, alors que le compte bancaire était bien garni ! Si, aujourd’hui, la situation est selon l’URSSAF régularisée, l’organisme de recouvrement des cotisations sociales ne livre pas la même version que celle des gérants de la société, et certains faits restent, à ce jour, toujours inexpliqués… Au demeurant, ceux qui se disent victimes des agissements « brutaux » de l’URSSAF, outrés, n’entendent pas en rester là et comptent riposter devant les tribunaux.

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